Mardi, 23 Fevrier 2010

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SAI / SOS HAITI ENFANTS ADOPTES

Compte-rendu de la réunion du 28/01

Nous avons été reçus au SAI, jeudi 28 janvier à17 heures. Etaient présents notamment :

- Pour le SAI : Mmes Edith SUDRE, Edith NOWAK et BLOCH.
- Pour SOS : Mmes Patricia DURAND, Emmanuelle GUERRY et Stéphane GIGNAT.

A) LE DISCOURS DU SAI

1) Sur l’action du SAI :

  • Tout le SAI est mobilisé jour et nuit depuis deux semaines et ses membres sont tous dédiés au traitement du dossier haïtien.
  • Le SAI trie et classe les dossiers par catégories toujours dans le but d’évacuer les enfants dont le jugement d’adoption homologué peut-être présenté.
  • L’Ambassade de France à Port-au-Prince reçoit de son côté des dossiers et est en lien avec Le SAI pour recouper les informations et les preuves avant que ne soit ordonné le rapatriement de l’enfant.

2) Sur les crèches en Haïti :

  • Toujours d’après le SAI, 10 crèches peuvent maintenant être visitées par jour par une équipe constituée d’un agent du Consulat, un médecin et des membres du Génie Civile qui vérifient l’état des bâtiments. Aujourd’hui toutes les crèches, connues par leur service, ont été visitées et ont toutes fait l’objet d’au moins un ravitaillement.
  • La CEPAH, serait la seule crèche à avoir refusé la visite des secours français.

3) Les conseils du SAI :

  • Le SAI demande à toutes les crèches de déposer tous les documents qu’elles possèdent concernant les dossiers des enfants à l’Ambassade de France, et ce, quel que soit l’état de leur avancée. Selon le SAI, l’entrée de l’Ambassade ne saurait leur être refusée.
  • Le SAI recommande de prendre du recul par rapport aux propos des responsables de crèches qui feraient, selon lui, dans leur désarroi, de la surenchère.

4) Le SAI réagit à l’annonce de Nadine MORANO :

  • Les propos de Mme Nadine MORANO quant à l’établissement d’un centre d’accueil en Guadeloupe n’engagent qu’elle.

5) Un éventuel accord avec l’Etat haïtien :

  • Un accord avec l’Etat haïtien est au stade de la réflexion.

Le SAI a d’ailleurs repris un certain nombre de ces éléments dans un communiqué, à l’adresse suivante : Cliquez ici.

B) NOS COMMENTAIRES

1) Sur l’action du SAI :

L’équipe du SAI travaille sans doute de son mieux mais elle semble pour le moins manquer de moyens.

2) Sur les crèches en Haïti :

Les crèches n’ont pas toutes, en l’état de nos connaissances, été ravitaillées et secourues. Pourquoi la CEPAH aurait refusé des secours ? Question restée sans réponse.

3) Sur les conseils du SAI :

Des responsables de crèches qui ont la confiance des familles depuis de longues années et se battent pour la survie de nos enfants ont témoigné à maintes reprises pour dire que notre Ambassade à Port-au-Prince ne pouvait les recevoir.

4) Sur la réaction à l’annonce de Nadine MORANO :

Cela se passe de commentaire.

5) Sur un éventuel accord avec l’Etat haïtien

Il serait temps de dépasser le stade de la réflexion.

C) NOTRE POSITION

  • Aucune nouvelle avancée si ce n’est d’entendre, et on n’en doutait pas au vu de l’enjeu, que le SAI travaillait mais que ces moyens étaient limités.
  • Aucun chiffre ne nous a été communiqué sur le nombre d’enfants correspondants aux 914 procédures en cours.
  • Aucune échéance n’a été fixée quant à leur évacuation.
  • Aucune crèche n'est durablement sécurisée à ce jour.
  • Aucune décision politique claire et concertée n’est prise par ce gouvernement.
Nous réitérons donc une nouvelle fois notre position, il s’agit de rester mobiliser  afin d’obtenir de l’Etat français :

1.  Le traitement en urgence de nos dossiers pour permettre l’évacuation au plus vite de tous les enfants en cours d’adoption (agrément+ apparentement). L’examen des dossiers est obligatoire mais les moyens mis en place sont dérisoires.

2. Un accord entre l’Etat haïtien et l’Etat français permettant d’évacuer tous les enfants en cours d’adoption vers leurs familles. Le Président de la République n’a toujours pas pris les mesures adaptées à l’urgence et aux drames en cours.

Pour SOS HAITI ENFANTS ADOPTES

Patricia DURAND, Emmanuelle GUERRY et Stéphane GIGNAT.